Le lait ardennais bientôt transformé en yaourt dans la Meuse – L’ENILBIO de Poligny est en charge de former les salariés


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Presse, article paru dans le journal l’Ardennais du 29/11/2018.

Maredsous, Mimolette, Bonbel, Port-Salut, Cousteron, Tomme grise… Des noms qui ne sont pas peu connus des amateurs de fromage. Ils sont fabriqués chez Schreiber, à Cléry-le-Petit, dans la Meuse proche. Quant au lait, il vient de tout le territoire Meuse-Ardennes, de Yoncq à La Ferté en passant par Mouzon. Avec un lait de si bonne qualité, pourquoi ne pas faire des yaourts? C’est l’idée qu’a lancée Schreiber en 2017. «C’est un des moyens de rester compétitifs», indique le directeur du site, Stéphane Ringard. Aujourd’hui, l’agrandissement de l’usine est donc en cours. Nous travaillons avec des éleveurs qui se sont engagés dans une démarche qualité Stéphane Ringard, directeur du site de Cléry-le-Petit Le groupe américain Schreiber Foods détient trente sites de production, dans onze pays du monde. Schreiber a racheté le groupe Bel en 2017, Bel restant client de l’usine. La production de yaourts commencera le 1er avril 2019. Schreiber produira quatre gammes de yaourts sur quatre lignes de production, les étuvés, les brassés, les fromages blancs et les desserts, soit 81 recettes. L’objectif est de produire 52000 tonnes de yaourt en 2021 mais la capacité sera de 80000 tonnes. Cette nouveauté représente 63 millions d’investissement, avec 115 nouveaux partenaires. Pour la distribution, il s’agit de Système U. L’an prochain, les yaourts achetés dans les magasins U proviendront de Cléry-le-Petit et de lait notamment ardennais. Et de qualité. «Nous travaillons avec des éleveurs qui se sont engagés dans une démarche qualité, reprend le directeur. Leurs vaches broutent de l’herbe trois mois par an au minimum, elles ne mangent pas d’aliments OGM et la composition du lait est analysée. En contrepartie de l’engagement, les éleveurs sont assurés d’un prix minimum de 35 euros les 1000 litres pendant 5 ans.» Comme faire des yaourts, ce n’est pas faire du fromage, ce nouveau métier exige des compétences particulières et donc des formations. Schreiber va aussi recruter.

C’est Enilbio, l’école nationale d’Industrie laitière et des Biotechnologies de Poligny qui est chargée de la formation. Poligny se trouvant dans le Jura, la majorité de la formation se déroulera à la cité scolaire Alfred-Kastler de Stenay. Salariés, demandeurs d’emploi et intérimaires sont susceptibles d’être concernés par la formation conduisant, après six mois de pratique, à un CQP ou certificat de qualification professionnelle, qui atteste officiellement qu’une personne possède les savoirs, le savoir-faire et les capacités à exercer des activités professionnelles.

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